La Fashion Week numérique, une nouvelle façon de regarder les défilés de mode

La fashion Week numérique

par Zoe PILLORGER, Sana GUIRAT et Zoé CLEMOT | (03:01)

La Fashion Week de Paris a fait son grand retour en février. Depuis 2020, les restrictions sanitaires liées à la pandémie avaient obligé les grandes maisons de luxe telles que Gucci, Balmain ou encore Balenciaga à organiser des versions digitales de leurs défilés. Elles ont dû se réinventer et faire preuve de créativité pour continuer à proposer leurs grands défilés de haute couture, attendus avec impatience chaque année par un large public. Grâce à des alternatives comme les shows digitaux, elles ont pu présenter et partager leurs nouvelles créations. Les invités n’étaient pas présents, mais ils ont tout de même participé au show.

Si le contexte sanitaire reste difficile début 2022, les défilés de haute couture se sont de nouveau déroulés pour la plupart en présentiel. En complément, certaines marques ont décidé de diffuser leurs défilés de manière virtuelle sur leur site internet, d’autres en livestream et sur leurs réseaux sociaux. Pour les grandes maisons de luxe, c’est l’occasion de proposer leurs créations printemps-été en version digitale. En effet, le digital n’a pas seulement bouleversé les codes de la Fashion Week, il a gagné de manière pérenne le secteur de la mode : défilés en immersion, livestream… La Fashion Week est devenue un événement surréaliste et innovant !

Mais la digitalisation des défilés ne fait pas l’unanimité. Dans un article du site d’information Fashion Network (janvier 2021), Pascal Morand, président exécutif de la Fédération de la haute couture et de la mode, explique que le digital ne pourra jamais remplacer le réel des défilés car il empêche une certaine perception sensorielle et limite la visualisation du show. Pour lui, le digital est « une parenthèse ».

© Nolwenn Lavanant

© Nolwenn Lavanant

« En tant que créatrice, ce que je préfère, c’est le contact humain »

Nolwenn Lavanant est la créatrice de la marque de prêt-à-porter Nolwenn Lavanant. Elle la promeut à travers des défilés et des collections qu’elle expose dans son showroom ouvert depuis 2020 à Tours. Nous sommes allées à sa rencontre pour vous.

 

Pouvez-vous nous présenter votre marque ?

Nolwenn Lavanant : Je suis passionnée par la mode et j’avais envie d’exprimer mon style, alors j’ai lancé la marque Nolwenn Lavanant et ouvert mon showroom en 2020. C’est une marque de luxe avec une fabrication française. J’ai créé deux collections féminines, avec une troisième en préparation, ainsi qu’une collection masculine depuis peu. Je suis intéressée par le milieu de la mode depuis mes 10 ans. J’ai obtenu un baccalauréat professionnel métiers de la mode à Orléans, puis j’ai fait une formation de stylisme à Tours, avant de devenir professeur au Centre de formation aux arts de la mode à Tours. Par la suite, j’ai eu l’opportunité de créer ma propre marque !

 

Le contexte sanitaire a-t-il affecté votre travail ?

Au début, oui. Je proposais uniquement la vente physique, alors il a fallu se réinventer. J’ai donc conçu un site internet qui m’a permis de proposer mes collections en ligne. Les réseaux sociaux ont donné de la visibilité à mes créations. Le Covid-19 a eu un impact durable sur ma boutique à Tours. Aujourd’hui encore, la fréquentation n’est pas au niveau que j’attendais.

 

Que pensez-vous de la digitalisation des défilés ?

Le digital est primordial pour permettre à tout le monde d’assister aux défilés sur les réseaux sociaux, en complément du présentiel. Cela permet aux créateurs de montrer leurs collections. Mais en tant que créatrice, ce que je préfère, c’est le contact humain et le retour direct après les défilés. Avec les réseaux sociaux et le distanciel, il y a moins d’interactions. Cela reste tout de même un bon compromis, surtout dans cette période compliquée.

 

Zoé CLEMOT & Sana GUIRAT

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