Bachelor Universitaire de Technologie :
Les principales nouveautés
Cette année, les IUT ont accueilli leurs premiers étudiants en bachelor universitaire de technologie (BUT), le remplaçant du diplôme universitaire de technologie (DUT).
Jamie Smith, enseignant en anglais au département information-communication à l’IUT de Tours, suit de près cette évolution. Explications.
BUT : Les principales nouveautés
Jamie SMITH – Enseignant d’anglais à l’IUT de Tours
Pouvez-vous nous expliquer ce qui change avec la mise en place du bachelor universitaire de technologie ?
Jamie SMITH : « Après leur diplôme universitaire de technologie (DUT), la majorité de nos étudiants partaient en licence professionnelle ou dans une école, puis certains faisaient un master après leur bac+3. Le bachelor universitaire de technologie (BUT) propose directement un cursus en trois ans, sur le modèle de la licence. En ce qui concerne la filière InfoNum, une année supplémentaire permet un prolongement des contenus. La formation est maintenant conçue par blocs de compétences plus proches des métiers visés.
Du côté des étudiants, le principal changement concerne la structure de la formation. Les ressources (anciens cours et modules) correspondent aux besoins liés aux compétences (anciennes unités d’enseignement). L’étudiant doit valider un certain nombre de compétences pour obtenir ses semestres et donc son diplôme.
Nous renforçons l’approche projet et la troisième année de formation nous permet de développer des spécialisations que nous ne pouvions pas proposer en deux ans : référencement, veille poussée, data…
L’emploi du temps global a donc été modifié. Il a été compliqué de positionner le dispositif des situations d’apprentissage et d’évaluation (SAÉ). Nous expérimentons aussi les groupes de niveau en langues. Le nombre d’heures n’a pas beaucoup changé. Les étudiants ont parfois plus d’heures en autonomie, pendant lesquelles ils travaillent sur leurs projets. »
Quelle place occupent les projets et la professionnalisation au sein de la nouvelle
formation InfoNum ?
« Le projet tuteuré existe toujours. Il s’agit d’une action réelle et concrète sur laquelle les étudiants travaillent dans le monde de l’entreprise ou une association. Les étudiants l’apprécient souvent. C’est un atout pour l’insertion professionnelle. Par ailleurs, il y a 22 semaines de stages sur les trois ans. Quant au Challenge de la veille, il reste un temps fort inter-IUT.
En troisième année de BUT, nous souhaitons ouvrir la possibilité de faire une alternance. Dans le cadre de nos licences professionnelles, nous observons déjà l’intérêt de ce modèle de formation pour l’insertion professionnelle. Théoriquement, le BUT serait plus professionnalisant que le DUT : il permettrait de se rapprocher un peu plus des métiers visés. Néanmoins, nous sommes déjà très contents de la formation DUT. Elle prépare très bien nos étudiants au monde professionnel. Je ne pense pas que nos anciens élèves de DUT soient moins bien préparés que le seront ceux en BUT. Les IUT ont été conçus selon une pédagogie par projets dans la perspective d’une insertion professionnelle, donc avec le BUT, nous nous inscrivons dans cette continuité. »
Le BUT offre t-il des perspectives à l’international ?
« Oui, c’est une réelle opportunité ! Avant, il n’était possible de partir qu’un semestre en deuxième année de DUT ou pendant l’année complète en licence professionnelle. Le BUT facilite la mobilité à l’étranger. »
Quelles sont les passerelles et les poursuites d’études possibles ?
« A priori, on peut toujours demander à passer vers un autre BUT ou à quitter le BUT après la deuxième année. Mais nous n’avons pas encore tous les détails. Nous voyons de plus en plus d’étudiants s’orienter vers des écoles ou vers les masters universitaires afin d’obtenir un bac+5. Pour ceux qui le souhaitent, le niveau solide du BUT en bac+3 devrait favoriser une insertion professionnelle directe ; c’est d’ailleurs l’idée de la licence professionnelle actuelle. Mais aujourd’hui, il est difficile de prévoir comment le monde du travail va accueillir ce nouveau diplôme. »
Sarah DUPUY-BARBE, Delphine PIARD & Justine DELMAS
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